Il y a un an et demi, j’ai vécu une période de grande turbulence intérieure. Une blessure physique et émotionnelle, survenue lors d’un événement marquant à Ottawa, m’a plongée dans une crise profonde. À cette époque, je travaillais dans un spa où, au lieu de trouver du soutien, j’ai ressenti une pression insidieuse : des regards, des jugements, une forme de harcèlement déguisé en éveil spirituel. On m’observait, on me poussait à me conformer à une vision de l’éveil qui n’était pas la mienne.
Je reconnais que mon ego avait besoin d’être bousculé. Mais l’éveil ne devrait jamais être imposé. Il ne naît pas du contrôle, ni de la compétition entre praticiens. Il naît de l’amour, du respect, de l’écoute.
Je crois que l’univers permet certaines épreuves pour nous faire grandir. Mais il ne cautionne pas le chaos. Le harcèlement, même sous couvert de spiritualité, n’est jamais une voie vers la guérison. Et la compétition entre massothérapeutes — ou entre êtres humains — est un frein à notre évolution collective.
Chez Masso Nomade, je choisis de cultiver un espace où l’amour prédomine. Un lieu où chaque être est accueilli dans sa vérité, sans pression, sans jugement. Car c’est dans la paix et la bienveillance que l’on s’élève vraiment.